01 mai 2009
Joli, joli
mois de mai
Aujourd'hui, premier jour du joli mois de mai je n'ai aucune envie de vous parler du brin de muguet traditionnel, mais de quelque chose auquel je tiens de tout mon coeur.
Une effigie de Fifi un des 7 nains de Blanche Neige, que mon père m'avait fait à ma naissance, en fait plus exactement 19 jours après ma naissance puisqu'elle date du 1er mai 1959.
Elle a donc 50 ans, pile aujourd'hui.
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13 novembre 2008
Un peu de moi aussi...?
Mam'Bréchou ici, évoque 3 objets : "choisis un jour, gardés pour toujours, 2 ou 3 choses de moi...."
Des objets qui en les voyants ou les sentants, vous évoquent, vous !
Cela peut être un parfum, un foulard ou un stylo comme Mam'Bréchou.
Je me pose la question, quels sont les objets qui feront que mes enfants et petits enfants penseront à moi, susceptibles de m'évoquer moi ...
Et là je cale, le trou noir, l'angoisse de l'écrivain devant la page blanche
( oK, je me la joue un peu là ).
Rien, rien ne m'évoque ! Aie, Aie !
Allez, je vais bien trouver quelque chose, cherchons :
- un parfum : non je ne suis pas fidèle, peut être n'ai-je pas encore trouvé Le Parfum;
- je n'ai pas d'objets fétiches à moi;
- 1 foulard : je n'en porte pas, j'ai des écharpes mais rien de très personnel;
- un bijou : non j'en ai plein, mais rien d'extraordinaire, j'aime changer suivant les jours, les tenues, les humeurs, ceux qui ont de la valeur je les ai donnés à ma fille...
Le vide rien !
Horreur ! Je ne laisserai donc aucune trace olfactive ou matériel de moi ?
Tout compte fait, mais si, mais c'est bien sur !
Mes cheveux, mes cheveux sont à moi, ils sont ce qui me caractérisent, ils sont frisés ils ont été très frisés et n'ont connu le brushing qu'une fois et demi en 50 ans ( pour quoi la demi, parce qu'un jour mon coiffeur a voulu essayer de les raidir pour voir et à la moitié je ne pouvais déjà plus me voir !)
Ensuite 1 tableau qui a été peint par mon père que j'ai trop peu connu puisqu'il est décédé lorsque j'avais 6 ans, maman nous en a offert un à chacun des enfants et cela n'a pas dut lui être facile de s'en séparer.
Ensuite viennent 2 choses un secrétaire hérité de ma mémère sur lequel je jouais enfant à la copier lorsqu'elle classait les factures, tamponnais les courriers ou encore utilisait la grosse machine à calculer, j'y ai passé des heures... et son fameux clivia (clivia dont je vous ai déjà parlé ici ) au fait regarder de près la plante, elle fait une pousse pour la première fois " Il suffira d'un signe, un matin .... un matin tout tranquille....."
Voici les choses matérielles auxquelles je tiens le plus, elles font parties de moi, parce qu'elles me viennent d'êtres chers (et oui même mes cheveux !).
Mes enfants en hériteront et en les regardant ils penseront à moi mais aussi à ceux qui nous ont précédés.
Tout ceci n'est pas vraiment de la même veine que Mam'Bréchou, mais voilà les objets qui me représentent vraiment !
03 juillet 2008
"On n'invente qu'avec le souvenir" *
Je suis revenue du weekend chez Maman chargée de 2 albums photos "du temps jadis"que Maman m'a confiés afin que je puisse réaliser le projet que j'ai en tête depuis que ma Poussinette Elodie m'a annoncé sa grossesse.
Le projet est de réaliser un CD ROM avec les vieilles photos de famille de mon coté ainsi que de celui de Crancran chéri (j'ai oublié de demander à belle maman de me préparer les siennes).
Pourquoi faire ? Eh bien je pense qu'il est important de savoir qui nous a précédé, d'apprendre d'où l'on vient et de mettre un visage sur le nom de nos ancêtres.
Ma tante Renée a déjà commencé à m'envoyer par mail les vieilles photos qu' elle possède.
Pour le plaisir une photo de mes grands parents avec leur voiture une DE DION BOUTON
Je vais donc commencer par scanner chacune des photos
et ensuite graver les CD pour chaque famille (frères et soeurs, belles soeurs et beaux frères).
* " On n'invente qu'avec le souvenir" Alphonse Karr
" Il faut compenser l'absence par le souvenir. La mémoire est le miroir où nous regardons les absents" Joseph Joubert extrait des Pensées
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01 juillet 2008
LE TEMPS DES KERMESSES 2
Pour faire suite à mon post précédent sur les Kermesses, voici quelques photos de " l'époque" comme disait mon fils Julien lorsqu'il était petit.
23 juin 2008
LE TEMPS DES KERMESSES
J'imagine que nombre d'entre vous est en train de préparer les costumes pour la kermesse de ces chères petites têtes blondes.
Peut-être même est ce déjà passé.
Peut-être avez de grands enfants et pas encore de petits enfants.
Rappelez-vous le papier crépon, les rubans, le maquillage, les mots de la maitresse ou du maitre demandant des parents volontaires pour tenir les stands de chamboule-tout, de pêche à la ligne,de cuisson des crêpes, de loto etc...
C'était il y a des années, Elodie et Julien étaient petits, dans une petite école privée de village, l'ambiance y était familiale.
Le jour J, l'euphorie gagnait petits et grands.
Il faisait chaud dans le pré, les stands avaient été installés par les papas la veille.
Les enfants couraient dans tous les sens et les maitresses avaient un mal fou à canaliser tout ce petit monde avant de procéder au rassemblement pour l'habillage en costume et au maquillage.
Puis c'est en rang que les enfants rejoignaient la scène et entamaient la danse sous l'oeil vigilant de la maitresse et les yeux humides des parents , des grands parents oncles et tantes et même des copains de l'école public.
Les appareils photos qui n'étaient pas encore numériques mitraillaient à tout va.
La journée continuait de stand en stand et les lots gagnés s'accumulaient, chaque année nous repartions avec un lapin vivant qui atterrissait non pas sur la table du déjeuner mais en liberté dans le jardin, ils se nommaient Papillon ou autre et un jour disparaissaient par le portail laissé ouvert.
Je garde un souvenir ému de mes propres kermesses d'école "dans le temps à l'époque" , de celles de mes enfants et un jour j'assisterai émue à celles de mes petits enfants!

01 avril 2008
"La main verte" de Mémère
Mémère avait un don particulier pour soigner et qui faisait que ma mère , mes tantes et moi nous précipitions chez elle dès que nous constations l'étendue des ravages de la maladie et il fallait être vigilante et ne pas trop tarder à lui apporter la malade dès les premiers symptômes apparus pour que tout son pouvoir s'exerce.
De quoi je parle ?
De quel don ?
Et bien ma grand-mère était "guérisseuse de plantes" non, non, vous ne rêvez pas je dis bien guérisseuse de plantes.
En effet dès qu'une de nos plantes perdait ses feuilles, jaunissait, avait des pucerons, des araignées enfin bref, dès qu'elles étaient malades nous lui apportions, elle mettait la malade dans sa cave avec les autres, la nettoyait, lui changeait la terre s'il le fallait, mais son secret c'était qu'elle leur parlait !
Ne riez pas c'est prouvé et cela marchait je vous assure !
La preuve, je fais la même chose , surtout avec une de mes plantes à laquelle je tiens énormément puisque c'est ma grand mère qui me l'a donné puis sauvée.
Peu après mon mariage, Mémère m'offre une pousse de son Clivia et malheureusement il dépérit, jauni donc je le lui redonne et le récupère 6 mois après superbe.
Depuis j'en prend grand soin, je lui parle lui caresse le feuillage en les nettoyant , je me dis que quelque part c'est ma grand mère qui est auprès de moi ! Et tout les ans il fleurit. Je fais la même chose à toues mes plantes et elles sont superbes. Même si mes amis se fichent de moi lorsque je leur dis tout cela.
Regardez comme il est beau et voyez ce qu'il prépare, une jolie fleur !
Je vous promets qu'il ne s'agit pas d'un poisson d'avril , c'est la stricte vérité ! 
31 mars 2008
"Pépère et Mémère" souvenir d'enfance
J'ai la chance d'avoir des tonnes de souvenirs de mes grands parents maternelles, que j'adorai.
Et je voudrai vous faire partager quelques bons moments que j'ai passés auprès d'eux
Il y a ma grand mère "Mémère", en vérité elle se prénommait Marie-Renée. C'était une grand-mère comme dans les histoires pour enfants avec ses cheveux blancs, son visage rond, ses yeux pétillants et une voix douce qui me disait " ma Cathie va rejoindre Pépère dehors dans le jardin tu pourras manger une tomate ! " et mon grand père Frédéric "Pépère" habillé de son éternelle salopette m'attendait son arrosoir en main et me laissait choisir sur le pied la tomate qui me faisait saliver :bien rouge, bien juteuse, bien odorante, un vrai festin.
Pépère m'impressionnait avec ses grandes mains, sa voix forte, ses beaux cheveux blancs fournis, mais il ne me faisait pas peur même si dès qu'il me donnait un ordre j'obéissais tout de suite, je pense que c'était plus pour lui faire plaisir que par peur de la punition.
Son potager c'était son
royaume, sa fierté, ses courges, ses carottes, ses haricots verts ses belles salades. Je
crois que sa plus grande joie c'était de nous regarder partir le
dimanche soir avec les légumes de son potager.
Mémère, elle nous
faisait des Croustillons (sorte de bugnes de chez nous les bords de
Loire) et elle savait que j'adorai lorsqu'ils n'étaient pas trop cuits
encore coulant à l'intérieur ! Il y avait aussi les Roses des sables,
et tant d'autres bonnes choses.
Son royaume à Mémère c'était ses
fleurs, ses dahlias, lupins, œillets, et ses pois de senteurs dont elle
nous faisait des bouquets multicolores.
Passer des vacances chez mes
grands parents c'était un voyage, une récréation pour mes soeurs et
frères, cousins , cousines et moi.
Aller avec Pépère ramasser les paniers remplis d'anguilles en barque sur la Loire que ma grand mère faisait ensuite frire ( j'en ai l'eau à la bouche en y pensant), l'accompagner dans sa camionnette chercher du sable pour ses chantiers...
Avec Mémère c'était acheter le lait frais à la ferme, en ce temps là les vaches allaient à la pâture et passaient matin et soir dans le village, en y laissant des traces elles aussi odorantes, le beurre était confectionné par sa sœur et il sentait bon, il perlait encore un moule y avait laissé son emprunte sur le dessus, soit une fleur soit une vache ! Avant que mes grands parents aient l'eau courante on allait remplir des brocs au robinet dans la rue (en ce temps là non plus on ne gaspillait pas l'eau) et pour les lessives un chaudron d'eau chauffait dans la buanderie mais il fallait aussi aller au lavoir avec le linge dans une brouette.
Que de bons souvenirs, je vous l'ai dit j'adorai Pépère et Mémère, ils ont participes à faire de moi une bonne personne(en tout cas je l'espère) , ils ont participé à mon éveil au monde.


















